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Jeudi 18 12 08 "...En cela je n'ai pas eu d'égard pour certaines gens qui, chez nous et à notre époque, méprisent profondément l'art de peindre..."

Publié le par Francois-Bhavsar










d'après Mantegna   crayon sur calque   12 1993




Le matin,
course à pied avec le sac-à-puces.


Puis la journée à Paris.


Vu et entendu ceci dans le métro :
 "j'ai déjeuné au Père Lachaise, ouaip,  j'ai bouffé le dernier mort"
(rires tonitruants).





Achat de cadeaux pour les enfants.
Hors de prix ces gadgets et mon porte-feuille de peintre est bien plat
en ces temps de crise.


Passe à Saint-Sulpice pour améliorer la signalétique de mon tableau,
il y a là une belle crèche italienne.



Et ensuite l'expo Mantegna, au Louvre :






Autoportrait au Mantegna  encre   21X30  18 12 08



Fondateur de la peinture vénitienne avec Bellini, son beau-père.
Il débute à Padoue ville en effervescence où se joue la "peinture à la mode" .
Il reste célèbre toute sa vie, demandé jusque Londres et Paris.






Mantegna



J'ai toujours caressé l'idée de faire un tableau intitulé "portrait du peintre en Saint Sébastien".

En ces temps où la peinture figurative est détestée par beaucoup,
il y a là un moyen de  comprendre les souffrances des praticiens exigeants et laissés en déshérence
par une époque qui n'en veux pas.



D'après Mantegna  Janvier 1991


J'ai fait ce dessin d'après Mantegna dans la même optique (!), 
la détestation de l'art figuratif ayant entraîné un désapprentissage de l'oeil
et il n'existe plus guère de gens capables de distinguer un belle peinture figurative contemporaine de machins médiocres de faiseurs (d'après photo ou autre).










Albrecht  
Dürer est bien d'accord avec moi :

"...En cela je n'ai pas eu d'égard pour certaines gens qui, chez nous et à notre époque, méprisent profondément l'art de peindre...Car les arts se perdent très facilement mais il faut beaucoup de (...) temps
pour les retrouver..."

Dédicace à Willibald Pirckheimer  1525


Le peintre en Saint Sébastien  19X19  Mine de plomb  01 1991

je ne crois pas en avoir fait de tableau.
Mais je peux me tromper.

Je termine dans les collections permanentes,
dessinant détendu et heureux d'être avec mes potes peintres,
et ce jusqu'à la fermeture du musée.
















Au Louvre  encre  31X21   18 12 08



Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des pavillons à détruire.
Salut les caves.



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Mercredi 17 12 08 "...Tout l'inquiétait passionnément, la forme des herbes, des bestioles, la mousse des rochers ..."

Publié le par Francois-Bhavsar


"... Tout l'inquiétait passionnément, la forme des herbes, des bestioles, la mousse des rochers éclatés sous la pousse patiente des racines, les choses vivantes, les choses inertes, les cuirasses de fer forgé, les armes, les casques à antennes, les bannières armoriées.... Sa sympathie universelle ne négligeait rien de ce qu'elle jugeait nécessaire au perfectionnement de son métier et de son esprit, ni un bout de bois mort, ni un tas de pierres,
ni la disposition de fortune de la clôture d'un champ... , que les grandes nuées du ciel, les forêt moutonnantes, les lourdes maternités, les accords mystérieux de la terre et de l'espace ne lui dissimulaient pas
..."

Elie Faure à propos de Dürer   "Histoire de l'art"  1914







Autoportrait, forêt de Sénart  encre 21X30 17 12 08




Une dinguerie
:

peindre un grand format sous la pluie.















"- Maman, j'ai vu le yéti des bois."
- Tais-toi et rates ton bac d'abord"













Mon fidèle assistant "Astuce" veille sur mon pucier d'atelier.






Au final, sous la flotte,
je m'en sors pas trop mal :


;
Arbre de Sénart   70X160  Acrylique sur toile   en cours


Bonne base pour une prochaine séance moins démente.




Tout ça pour, arriver à réaliser l'idée ci-dessous, en mars prochain
sur mon expo dans la propriété
Caillebotte
(oui, le peintre copain des impressionnistes) :








Ah, et une autre idée pour peindre sous la neige ou la pluie :
emprunter un double-toit à Donatien.
Le problème : le monter seul, D. me dit : "c'est pas possible".
Bah, ces jeunes, ça sait pas.













Enfin je retrouve le chauffage central
et fini de préparer de petites toiles pour les prochaines nature mortes.

Je continue le dessin entrepris hier :
précision et beauté.









"- Maman, j'ai vu le capitaine Haddock"
- Tais-toi et finis la bouteille de Loch Lomond" 





Ouais, ben, en attendant, ça, c'est du boulot :




En cours    encre et crayon sur papier      60x60




A la nuit tombante,
je reçois les libellules pour leur en causer un peu plus long sur l'art de peindre et de dessiner.

Je leur fais tatouiller chevaux et aquarelle :
"on ne recherche pas la facilité dans l'atelier de Bhavsar".






En matant bien les photos vous serez tout sur la technique de l'aquarelle.
Vous me devez 25,997 TTC euros (prix de l'heure de cours).





Pinceaux, boite à aquarelle et anatomie rapide du cheval.









Mine de plomb et aquarelle  32X50  17 12 2008



Et une fois les gazelles envolées,
je vérifie si c'que je leur jacte fonctionne :


Les chevaux     aquarelle   50X65   17 12 2008

Pas mal, ça marche,
comme quoi j'les baratine pas les mignonnes.





Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des blattes à torturer.
Salut les vampires.




Ah, tout de même, j'vous glisse ce truc à propos d'aquarelle de chevaux,
le meilleur en bourrins c'est Géricault,
( il en est mort ) :




Chevaux à l'écurie  Lavis brun et mine de plomd  21X27

 

Et voilà deux copies que j'ai commise :




aquarelle  21X30  2006
D'après Géricault




A+

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Lundi mardi 15-16 12 08 "...Quand les troncs des sapins tremblaient comme un roseau et secouaient leur neige où planait le corbeau..."

Publié le par Francois-Bhavsar












Lundi




Le matin, course à pied avec le corniaud.

Puis à l'atelier :



Préparation des prochaines natures mortes,
deux "fruits rouges" probables.
Là, je tends la toile sur un châssis (pince-à-tendre) et l'y fixe à l'agrafeuse.





L'après-midi dans les bois,

j'ai RDV avec  trois sapins.









Le nuit tombe très vite :
je terminerai demain si le temps le permet.


l'appareil photo me laisse en carafe,
tssssssssssss, en plein bois, fastoche de recharger les piles.


Le soir je vais chercher Albertine à l'équitation,
mauvaise surprise :





La pitchoune s'est abîmée le pied en chutant du dada.
Je la porte.


Elle revient des urgences avec Bérénice vers minuit, plâtrée :










Et hop, l'éclopée au dodo :














Mardi





Dès le matin avec les sapins :












"...Quand les troncs des sapins tremblaient comme un roseau
Et secouaient leur neige où planait le corbeau,
Et qu'un brouillard glacé, rasant ses pics sauvages,
Comme un fils de Morven me vêtissait d'orages,
Si, quelque éclair soudain déchirant le brouillard,
Le soleil ravivé me lançait un regard,
Et d'un rayon mouillé, qui lutte et qui s'efface,
Eclairait sous mes pieds l'abîme de l'espace,
Tous mes sens exaltés par l'air pur des cieux,
Par ces lourds roulements des pins sous la tempête,
Par ces frimas glaçés qui blanchissaient ma tête..."

Lamartine
Jocelyn 1834







Les trois sapins  Acrylique sur toile 90X160 2008








Pendant que je bosse le sakapuce  trouve hilarant d'aller taquiner le cochon,
ce qui m'a valu des admirateurs indésirables et - heureusement - fugaces.











voici la paire que je monte sur le même châssis recto-verso.
Celui-ci devra tenir debout.






J'en fabrique un autre en début d'aprem dans la jardin avec mon fidèle assistant :












Et,aaaaouf,enfin,au chaud

et je commence ce dessin :









Je le reprendrai demain.
J'y en causerai plus long.

Ah, et apparition de béquilles dans la maison :



Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des punaises à écraser.
Salut les cafards.





Ah, à propos des trois sapins voici  Rembranchounet et ses trois arbres :



Eau-forte magnifique dont il aurait été dommage de se priver.
Si vous avez une loupe et de bons yeux, allez-y voir de plus près :
ça fricote dur dans les sous-bois.





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Samedi dimanche 13-14 12 08 La Citron SM de Vincent.

Publié le par Francois-Bhavsar




Samedi







Autoportrait aux 3 sapins et avec Sakapuce  Encre 21X30 13 12 08


Comme d'hab.,
contemplation aquarellée matinale et glaciale,
cette fois je retrouve mes potes les trois sapins.
Si le temps le permet
 j'irais lundi en jeter une grande version sur toile brute.



Les trois sapins 30X21  13 12 08




Puis direction Fontainebleau pour s'éclater avec la jeunesse :

déjeuner de Noël (!) avec Mamie :






 Mamie Encre de chine 30X21 13 12 08




Dimanche

VTT tôt matin et taux pluie élevé.




 Autoportrait avec potes amphibies Encre 21X30 14 12 08





En acier (trempé) les mecs, les vrais.













Paysage, version dessin, version photo ;
de quoi se remonter le moral.







Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai un lardon sur le feu.
Salut les vieilles biques.



Ah, on ne se quitte pas sans que je vous montre ceci, récupéré ce
WE et appartenant à Vincent (voiture et peinture) :




Citroen SM     gouache     Vers 2004


"...
Avant de rechercher quel peut être le côté épique de la vie moderne, et de prouver par des exemples  que notre époque n'est pas moins féconde que les anciennes en motifs sublimes, on peut affirmer que puisque tous les siècles et tous les peuples ont eu leur beauté, nous avons inévitablement la nôtre..."

Baudelaire Salon de 1846


Bon,  pas étonnant que V., avec ses engins sublimes, soit très connu de la Maréchaussée.

A toutallure.

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Mercredi jeudi vendredi 10-11-12 12 08 "...Ici l'hiver précoce est déjà descendu, le linceul de la terre est partout étendu..."

Publié le par Francois-Bhavsar



Mon cher blog, le temps m'a manqué pour t'écrire,
ma vie de barbouilleur étant un boulet par moment,
ne me laissant pas de répit (et niant-niant),
mais me voilà tout chargé d'enclumes, de tubes et pinceaux,
"...Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé, marchoit à pas pesants,
Et tâchoit de regagner sa chaumine enfumée
..."
:











Mercredi


méditation aquarellée matinale tradi et dans la froidure, 
belle lumière de neige :



Forêt de sénart  21X30  1012 08

"... Ici l'hiver précoce est déjà descendu,
Le linceul de la terre est partout étendu..."
Lamartine Jocelyn  1836


Le reste de la journée, j'avance mes fruits rouges :



Les fruits rouges   huile sur toile     en cours



J'embraye sur le cours avec les donzelles ; au programme vieux croco, orange et citron, le tout à la gouache ; ça se complique pour les petiotes.








Gouache 50X65 10 12 08


Le soir, réunion avec P.,B., M. et B.
Je nous croque les quatre, directos à l'encre de chine :











Jeudi,


journée pour la feuille de chou paroissiale,
Y case ce dessin ;
les finances du diocèse vont mal :






Vendredi

A Saint-Sulpice pour améliorer la signalétique autour de mon tableau
et y laisse le mémo rédigé le matin,
le voici :



L’Incarnation. 



« L’atelier de Joseph avec Jésus peignant ».Huile sur toile 130X120 2008

Le tableau est montré dans la sacristie de l’église Saint-Sulpice, bel écrin aux boiseries style Louis  XV unique à Paris. Il a été conçu et peint en 2008 par François Bhavsar peintre de métier depuis 1987, âgé de 46 ans, ancien élève des Beaux-Arts de Paris.

Le tableau incarne une idée réaliste de la vie de famille d’un artisan.

Ici, nous sommes dans l’atelier de Joseph-le-charpentier, très jeune (c’est le fils aîné - 16 ans - du peintre qui a posé), inspiré directement d’un atelier d’un restaurateur de fauteuils actuel, Alain, Professeur à l’Ecole Boulle et duquel bhavsar  a tiré des aquarelles qui ont influé sur la composition.




Atelier de  A.M.    aquarelle    21X30    2005

 

Plusieurs études ont précédé le tableau définitif.

La première idée visuelle, établie au fil du crayon sur un carnet de croquis :

 

L’Incarnation – la Sainte Famille    Crayon sur papier.   30X30    2008

Suivent alors un puis deux « modellos »,  études  colorées précédant la réalisation définitive :

 

L’atelier de Joseph    gouache sur papier   Respectivement 30x40 et 50x65   2008     

Une étude  du « clair-obscur » vient compléter l’arsenal de moyens développés par le peintre. Elle est destinée à établir précisément la lumière dans le tableau.

 

L’atelier de Joseph    encre sépia sur papier   55x70  2008    

 

 

L’exécution du tableau commence alors. Chien, chats, femme et enfants défilent tour à tour dans l’atelier et posent de plus ou moins bonne grâce.

 

Aquarelles des animaux du peintre utilisées pour « l’atelier de Joseph »

Décodage de la symbolique  du tableau.

 

Par delà la vue d’un atelier et d’une vie de famille, François Bhavsar a pris soin de  donner plusieurs niveaux de lecture à son tableau.

Voici une revue des symboles permettant ces différentes strates de compréhension :

 

 

 

 

L’oculus, est l’œil de Dieu,                                                                                                                                           
Les trois fenêtres, la Trinité,                                                                                                                                                                                                                        le pain et le vin, l’Eucharistie,                                                                                                                                            la Croix et les clous, la Passion,                                                                                                                            
les oiseaux et le chat, fragilité de la paix,                                                                                                        
le chat et le chien du 1° plan, concorde et harmonie,                                                                                         
les visages souriant, la gaîté de la foi,                                                                                                                
Marie et une amie pliant les draps, le bonheur d’une vie de famille avec Dieu.

 

 

Note : sur la version finale Jésus enfant a finalement un visage plus réfléchi, même s’il sourit légèrement.  C’est de propos délibéré, eu égard à la personnalité du Christ plus tard.                         (Le dernier fils – 10 ans – a posé pour le garçonnet).

Conclusion

Dans cette représentation intimiste de la Sainte Famille, le peintre a fait un autoportrait en creux et dissimulé de sa propre condition d’existence professionnelle et familiale.

 

François Bhavsar 10 Avenue Bolviller  91800 Brunoy    01 60 46 24 45

Mail : fbhavsar@wanadoo.fr     





Le soir , un cassoulet mèmorable chez Olivier et Héléne.
Sort une nouvelle fois mon encrier et ma plume,
on les aperçoit sur cette table "politiquement incorrecte", mmmmmmmm, fumer un bon cigare en s'enivrant de bon vin
:



 

 

 


Bon, c'est pas que je m'emmerde,
mais j'ai encore samedi et dimanche à me fader..
Salut les diminués du ciboulot
 

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Lundi-mardi 8-9 12 08 "...Et comme de son coeur le tendre battement, sensible sur mon bras malgré son vêtement..."

Publié le par Francois-Bhavsar










9 12 08









Lundi, course à pied avec Sakapuce le matin.





Puis taffe à l'atelier, la nature morte aux fruits rouges avance autant qu'ils se décomposent (dégueu).



Les fruits rouges  Huile sur toile  en cours







Mardi, au salon du cheval avec fifille-à-son-papa.


Cours de voltige pour gamins  aquarelle 21X30  9 12 08

Le moniteur est impressionnant.
(on s'en fout)




Brrrrr, au retour, ça pèle.



Première neige, cool, ça va être la pagaille.


Le soir vernissage à la capitale, du Sébastounet,

super moment,
tableaux aux couleurs harmonieuses et aux compositions équilibrées,
vieux potes de la dernière guerre,

 et donc je photographie et dessine à donf :








Hé, hé, hé.

"...Et comme son regard et comme son sourire,
Et comme le bonheur qui dans ses traits respire
Et comme de son coeur le tendre battement,
Sensible sur mon bras malgré son vêtement,
Pour me récompenser des soins de ma tendresse,
M'enivraient de sa vue et n'étaient que caresse !..."



Lamartine Jocelyn 1836



Peintre et amateuses









Hubert au look de rock-star, il a d'la gueule le bougre.












Vraiment de la dernière guerre les potes, sauf B.







Miam, j'croquerai bien de la peace'nd love.




Allez zou, un p'tit coup pour ce beau rouge.











Et patati, et patata.




"...et ce beige plus beige que le beige..."



Peintures
Sébastien Desarbres
Galerie l'Oeil du huit
8'rue Milton- Paris 9°
Tlj. 11.00 - 20.00
jusqu'au 14 12 08


Bon, c'est pas que je m'emmerde mais faut que je ferme boutique-mon-cul.
Salut les crédules.





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Dimanche 7 12 08 "...Miam, scroncht, gloarp, slurps, burps...".

Publié le par Francois-Bhavsar






















Pfuuuuuu,
nous tueront ces loupiots,
survitaminés, vifs, facétieux et increvables,
pitié pour nos crinières blanches la môminette engeance.



 

Baudouin présente les objets liturgiques aux loups.
technique mixte  21X30  7 12 08







Aaaaah, ça veut grimacer, ben voilà : à malin, malin et demi.












"...miam, scroncht, gloarp, slurps, burps..."





Dans les bois de Lésigny dessin 21X30 7 12 08









 Graouf, une bonne petite guerre du feu, haouf, han, han,
et on rentre à la maison.

A+

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Samedi 6 12 08 "...Au front d'homme ou de femme, où l'on te voit éclore, tu jettes ce rayon de grâce et de fierté..."

Publié le par Francois-Bhavsar



Méditation forestière usuelle et matinale :
je retourne devant le fourchu rouge d'hier pour y ripoliner une version plus satisfaisante.
.

Forêt de Sénart  30X21 6 12 08


Mouaif.
Bon,
l'avantage est que j'suis dans la forêt







J'embraye direct avec une séance-portrait à l'atelier avec deux elfes :




Claire et camille  50X65 Crayons noir, rouge et blanc 6 12 08


et zou,

 un p'tit coup d'brosse à reluire via
Lamartine :

"...éclatant sur le visage humain,
Miroir de ta puissance, abrégé de ta main,
Dans les traits, les couleurs dont ta main le décore,
Au front d'homme ou de femme, où l'on te voit éclore,
Tu jettes ce rayon de grâce et de fierté
Que l'oeil ne peut fixer sans être humecté :
Nul ne sait ton secret..."

Alfred de Lamartine Jocelyn 1836


Pis ça vous aveuglera pas de lire des alexandrins dans le fatras journalistique avalé chaque jour.






Petit quart d'heure didatique :

voici la tecnique dite "des trois crayons" :



Un crayon rouge, un crayon noir et un crayon blanc,
hop,  vous dessinez comme Rubens ou ... moi.
On peut utiliser le pastel ou le blanc de gouache, etc,
le tout sur papier teinté.


L'aprem  j'm'accroche à mes pinceaux, rattrapé trop tôt par cette foutue obscurité hivernale.
(je ne peins pas à la lumière électrique, beurk.) 




Les fruits rouges en cours








Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des coqueliquots à piler.
Salut les marlous.

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Vendredi 5 12 08

Publié le par Francois-Bhavsar









à l'atelier 5 12 08









Ma  méditation matinale aquarellée a été perturbée par un grain.
Et en accélérant, j'ai monté trop vite les couleurs.

Bah, recommencerais demain dans le même trou.




Forêt de Sénart aquarelle 21X30 5 12 08



Bon, en la revoyant je me dit que pour un truc bouclé sous flotte, c'est correct.



Je repars illico en forêt de Lésigny préparer la sortie de dimanche avec les loups.








Et, enfin, retour à l'atelier  où j'ébauche mes "fruits rouges" :













Bon, d'accord c'est pas la saison, ils coûtent chers, mais, hé, hé, hé, caprice d'artiste.




Du coup j'les rentabilise en peignant cette gouache à la nuit tombée.



les fruits rouges  32X50  5 12 08



Bon, c'est pas que je m'emmerde mais je dois tirer les vers du nez à Victor H.


Salut les bouseux.

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jeudi 4 12 08 "...Repris le tableau de Jacob, à Saint-Sulpice. J'ai beaucoup fait dans la journée..." Delacroix Journal

Publié le par Francois-Bhavsar









Autoportrait à Saint-Sulpice






Course à pied le matin sous pluie forestière avec le corniaud.


Puis à l'atelier, pour le demontage-roulage du "grand atelier de Joseph ":








 Un dernier p'tit tour de vis, mon p'tit Jojo  et vous pouvez y'aller.
    -
merci, m'sieur l'mécano.













Je met la dernière main pour le tableau à venir sur "les fruits rouges".








Allez hop, à cheval mauvaise troupe :


j'emmène Joey-le-charpentier et sa bande Marie, Jésus, veau, vache, cochon à Paris.
à l'église Saint-Sulpice très exactement où ils vont camper un mois.



Remontage du tableau dans la sacristie :











Matos nécessaire :





"...1° janvier 1861. - J'ai commencé cette année en poursuivant mon travail de Saint-Sulpice comme à l'ordinaire; je n'ai fait de visites que par cartes, qui ne me dérangent point, et j'ai été travailler toute la journée; heureuse vie!..."
                                                                               Delacroix 
Journal


Et voilà le bestiau à François et Jojo
placé :










"...26 aout 1856. - Repris le tableau de Jacob, à Saint-Sulpice. J'ai beaucoup fait dans la journée : remonté le groupe entier, etc. L'ebauche était très bonne..."


                                                                                Delacroix  Journal

 

   Je reviens lundi pour paufiner, mettre quelques touches, signer le tableau, apporter une ou deux esquisses
    -au moins celle photographiée dans le livre- et concocter un mémo explicatif.






"... 27 aout 1856. - Je mène une vie de cénobite et tous mes jours se ressemblent. je travaille tous les jours à Saint-Sulpice, sauf les dimanches, et ne voit personne..."
                                                                             Delacroix 
Journal



     Je voudrais aussi dessiner dans l'église et refaire des études d'après les fresques de Delacroix si les travaux de restauration en cours me le permettent( ça me rappellera quand j'étais étudiant-niant-niant au Beaux-Arts).
     Tsssssssss, vraiment pas de bol, ça a commencé aujourd'hui et le parvis est encombré d'un marché de consommateurs, ce devant la façade cachée par les travaux ;
     ah, elle est pas jojo la Saint-Sulpice en ce moment.



"...Paris, 25 novembre 1960. - Je poursuis toujours mon travail; ma résolution et ma santé me soutiennent. Que je bénirais le ciel d'achever d'ici à un mois ou six semaines, comme je le calcule, mon travail à Saint-Sulpice!..."
                                                                                    Delacroix 
Journal




L'atelier de Joseph  Huile sur toile 130X192  2008



Si vous traînez la grôle du côté de Saint-Sulp. n'hésitez pas à aller mater le tableau
avec courbette obligatoire à Gégéne (Delacroix).



Et n'oubliez pas  à la galerie Bansard, 26 avenue de la Bourdonnais, la petite version :
agb@noos.fr


Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai un Delacroix sur le feu.
Salut les cénobites.
    

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