Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 01:45

 


En vrac,

je peins Cogui, le chien de la maison,
avec son bandage à la patte :




Prends une dernière photo de lumière et  paysage dans la Finca :






Fais mes derniers croquis : François F. pêchant à la mouche dans les lagunes :


 

Un dernier tour ,





et adios, 
el pintor rentre en France.









Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai une valise à faire.
Salut les français.








Arrivée jeudi soir, pfuuuuu.

Par Francois-Bhavsar
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 12:42

 

  SAMEDI

 

 



Axel trifouille sous le 4X4.




Puis on monte avec Caroline et son fils Laurent, en haut de la Finca chez le vieux gaucho.
Je fais quelques croquis.





Caroline est sympa, chaleureuse et jolie femme.


Mère et fils





Ah, ce samedi, j'ai fait une putain de méga-chute de cheval, au galop, devant lui, il m'a roulé dessus, et a terminé dans un petit canal. II a mis du temps à en sortir, au point que l'on craignait une jambe cassée
Mes lunettes sont foutues, j'ai mal au genou, mais j'ai évité le pire.
 Le cheval, et Axel, qui a tout vu, pense pareil, a préféré bouler sur moi que de me lancer les sabots dessus.
 




 




Ce n'était pas un beau jour pour mourir,
enfin pour moi,
par contre pour le cheval, là...

Non, en fait, ce bon canasson s'en est remis tout comme moi.

Pas mes lunettes :










Le soir , assado, grillade de viande argentine.





DIMANCHE



On a été au mémorial historique, avec les trois garçons et Caroline.






 Puis on a accompagné Caroline et Laurent à l'aéroport de Mendoza. Où Axel et Camille ont décrété que l'on prenait une chambre d'hôtel pour faire la fête toute la nuit, en faisant la sourde oreille à mon peu d'enthousiasme. La chambre d'hôtel qui leur paraissait bien (ah, jeunesse) était sordide, si bien que j'ai fini par leur demander de me mettre au bus pour revenir à la Bodéga, et dès dans dans celui-ci, magnifique et confortable, je me suis senti mieux et ai dormi pendant l'heure de trajet dans la nuit.


Un des gardes m'a ensuite monté à la maison.



Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des dessins à finir.
Salut






Par Francois-Bhavsar
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Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 15:14

 

 



Aaaargh, le vieux westerner va poser pour moi :
c'est un vrai Far-west que cet endroit, 
moi qui adore les westerns,
yepeeeeeeeeeeeee.

 





Si c'est pas du Western... qu'on me pende haut et court et c'est un connaisseur qui vous cause.





Le cochon est livré avec.






Le vieux bandit part revêtir ses plus beaux habits.
Je suis (un peu) emmerdé,
le cow-boy a, visiblement, cassé sa tirelire pour acheter des étriers  neufs, et autres fanfreluches.

Mais, bon, moi, là, j'suis bien, au milieu de ce milieu fossilisé,
et terminer mon tableau est ...

Regardez cette photo qui suit,
c'est du Lucky Luke dans le texte.
Y'a même les os de vaches en 1° plan.





Là, je sors le revolver six coups,
j'ai l'impression d'être le peintre Remington,

qui faisait poser chevaux, indiens, cow-boys et le tout en mayonnaise,
dont les amerloques sont friands.
On les comprend.
Moi, aussi, j'aime.




Je le croque pendant qu'il prépare son canasson,
rien à voir avec la monte anglaise ou française.



 
 


Enfin, le gaucho apparaît en habit de lumière,
et il va poser 2 heures sans moufter, attentif à ce que je termine mon tableau.

 


Bon, c'est bien gentil tout ce blabla, mais quid du tableau?

 

Ben oui, quid?


Quid :

  Le gaucho  gouache  70X100  mai 2009



Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai mon cheval à seller.
Salut les canassons.

 

 

 


Frédéric Remington 

 

Frédéric Remington occupe une place très particulière, non seulement dans l’art, mais dans l’histoire de l’Amérique. Sa production entièrement dédiée au thème de l’Ouest et le succès phénoménal de sa carrière d’illustrateur le placent en marge de l’histoire de l’art classique, mais son importance est telle, dans la construction d’un des grands mythes fondateurs de la civilisation américaine, que les jugements de valeur habituels ne semblent pas pouvoir s’appliquer à lui.

Théodore Roosevelt, président des États-Unis et autre acteur essentiel de cette histoire, auteur du monumental La Conquête de l’Ouest (The Winning of the West), écrit en 1907 dans un hommage à l’artiste publié par le Pearson’s Magazine : « Je considère Frederic Remington comme l’un des Américains qui ont accompli un réel travail pour ce pays, et nous lui devons tous notre gratitude. (…) Il est, bien sûr, l’un de nos artistes les plus typiquement américains, il a représenté un mode de vie américain très caractéristique et pourtant en voie de disparition. Le soldat, le cow-boy et le fermier, l’Indien, les chevaux et les troupeaux des plaines vivront éternellement, j’en suis sûr, dans ses peintures et ses sculptures. »


Par Francois-Bhavsar
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 16:18

 








Vision galopante au lever du soleil, dans le jardin, depuis l'ordinateur. (Ici Camille).

 


Je suis bien sur les hauteurs de la Finca, 
et hop,
 avec chevalet, pinceaux,
je vais continuer le 3° tableau que je peins à cet endroit,
 là-haut chez le vieux cow-boy :






Faudra bien qu'il pose, l'ancêtre :

si j'ai tout compris, il est OK pour demain,
il sortira son "habit de lumière".

Le Tupuncata, 6500 mètres.  21 5 9

En indien, Tupuncata signifie "le contemplateur d'étoiles"
ça me plaît bien comme idée, depuis quatre jours que je monte pour peindre sous son oeil.









Image piquée là-haut



Au retour vers la maison,il y a à nouveau un magnifique coucher de soleil





On le regarde depuis le seuil de la bicoque d'Axel 
nous poilant comme des bossus en lisant la fable de La fontaine : 

"les animaux malades de la peste",

"...Et tous de crier haro sur le baudet..."

une délectation, cette fable. 

 

Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai d'autres mules à fouetter.
Salut bande de pêcheurs.








Par Francois-Bhavsar
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 00:31






La perruche, l'oiseau du pays. 20 5 9





Le matin,
trekking dans les montagnes avec Axel,
je passe le réveiller et photographie sa petite terrasse :
bric à brac rigolo :






Nous avons cavalé entre canyons et sommets.
Merde, il tient la forme, l'Axel.

Remarque moi aussi.













Axel caracole dans les montées :






Moi aussi  :


Hum.

Il a failli m'épuiser.




Ensuite au turbin, el pintor,
tout le monde m'appelle et me présente ainsi.


Je vais à l'endroit le + haut de la Finca (ferme en espagnol),
voir le vieux cow-boy au milieu de ses animaux.
 







La Cordillère et le Tupuncata  gouache  70X100  20 5 9



Le vieux briscard m'offre à manger,
il pose avec son déjeuner.

Admirez la sellerie, au passage :




Les Argentins sont des bout-en-train.
Je préfère ne pas comprendre toutes les blagues.






L'après-midi :


                     Quand je n'ai pas le 4X4, c'est Axel qui me conduit : voir siège passager.



A. est vraiment un bon cheval.




J'espère que le vieux comancheros  posera pour moi sur son dada jeudi ou vendredi,
mais comme son réservoir d'eau est tombé le soir de la tornade,
ça fait 3 jours qu'il bosse avec d'autres pour remettre en route son eau.











 
En attendant Axel s'y colle.















En redescendant, magnifique couché de soleil.

Je tente de grimper pour shooter au mieux ces quelques précieuses minutes où le ciel incendit le paysage.






Bon, c'est pas que je m'emmerde mais je dois fusiller quelques ennemis.
Salut mes frères.

Par Francois-Bhavsar
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 14:48



 

 

 


Salude, el pintor.



C'est le coeur léger que j'aborde la journée,
j'ai retrouvé mes papiers.

Je passe la matinée à téléphoner, remercier, vérifier, annuler,
et photocopier le moindre papier contenu dans mon portefeuille. 


Et dès que je le peux, je file retrouver l'ancien, là-haut, dans ses montagnes :



Belle allure le vieux Gaucho.



Voilà pourquoi j'aime peindre là-haut.





La Cordlllère,    tableau en cours








Ce soir, anniversaire d'Axel,
il fête ça avec un partie de foot :


 

Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai un billet de retour à prendre.

Salut de là-haut.



 

Par Francois-Bhavsar
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 15:30

 

 

La Finca sous le soleil





Je commence à mesurer l'horreur de ne pas avoir de papier.

 

Je passe ma matinée au téléphone,

vois le chef de la police de la propriété, Gustavo,


(Oui, l'exploitation a sa propre police pour une surveillance jour et nuit)


qui s'occupe de la déposition de vol auprès du commissariat,
je me fais envoyer un extrait de naissance and so on par le net,
etc.


Marie-France B., amie de John et Chantal s'occupe de l'ambassade.

Je vais devoir aller à Buenos-Aires, 1200km d'ici.




 

Aouuuuuuuf, pitié.

Mon billet n'est pas remboursable :
et à cette heure-ci où j'écris
je devrais être en train d'enregistrer mes bagages à Mendoza.

PESANT.




Bon, je rêve de m'évader pour peindre là-haut,
ce que je fais dans l'après-midi, une fois mis en place les dispositifs pour me sortir du caca dans lequel je suis;



Et me voilà au milieu des chevaux et des poules du vieux cow-boy.
Je me lave la tête de tous les soucis.


 




Le soir,

vlabadaboum,

un militaire débarque avec mon blouson et tous mes papiers, passeport.


Manque le liquide, mais bon...

Champagne pour tous :
le chef de la police, le militaire et sa femme, Axel, les garçons et toute la maison.

Même si j'en suis pour un billet (cher) je ne boude pas ma joie.



 

Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des trucs à arroser.
Salut les essorés.


Par Francois-Bhavsar
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 19:19

 





Cogui, le chien de la maison, gentil comme tout.


 

 

Bon, là, je suis abattu d'avoir été aussi léger (je pense à un autre mot)
et de m'être fait tout piquer :

papiers, passeport.



 

 

Messe au joli monastère dans la montagne au-dessus de Tupungata.
Le sermon est toujours d'une longueur incroyable.
Sur la route les dégâts du coup de vent sont importants.

A la Finca Atamisqué, la pisciculture a souffert.

gouache  70X100 2009



Une arrivée d'eau a été bouché par les feuilles, des truites sont mortes, 200 peut-être.
L'habitation de celui qui s'en occupe, Edouardo,  a reçu un arbre.






Déjeuner sympa
.
Axel et Laurent

Camille, Axel et Laurent



L'après-midi commence les 1° démarches pour limiter le caca absolu qu'est l'absence totale de papier.
Demain j'ai mon avion à prendre, à priori, c'est mort.





Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des trucs à faire.
Salut les gnomes.

Par Francois-Bhavsar
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 18:21

 

 

 

 

Le matin ballade à Tupungata, ville voisine assez pauvre.




Camille adore les vieilles caisses pourries qui y circulent :






Vieilles dames adorables



Pas moyen de trouver une terrasse de café pour regarder passer les filles.
On n'est pas à Paris







L'après-midi je file contempler les montagnes et finir
mon tableau commencé hier au milieu des chevaux du vieux comancheros.









Vers 6 heures, le vieux cow-boy commence à montrer des signes d'inquiétude.
Il me désigne des nuages montant derrière les sommets de la Cordillère.
Il veut nourrir les chevaux et les rentrer.

J' arrive un peu à comprendre qu'il me conseille de redescendre avec "la camionnette", le 4X4.
Bon sang, il a quoi le vieux? y déraille ou quoi?

Ben, il avait raison, il y a eu une putain de tornade sur le coin qui a fait tombé, a arraché, et a meurtri le paysage et les habitations dans la soirée.


Pendant ce temps,la maison s'était remplie d'amis de la jeunesse, Camille, Laurent, Axel  
et malgré l'absence d'électricité, d'eau et de tout moyen de communication, un grand festin de viande, (ça s'appelle "asado"), s'est déroulé dans les éclats de rires et des reflets des verres de vin.





Puis une petite virée dans les bars de Tupungata.
Nous nous amusons vraiment en éclusant des Coronas.








Et je dessine,
pendant que mes jeunes compagnons s'éclatent,
je pose mon blouson sur le dossier d'une chaise.



Et, hop, il est temps d'"apprendre à cette belle jeunesse à danser le Rock and Roll.

 
Non, je ne lui pique pas son sac, à la belle Alix, par contre...
 

... coup de tonnerre :
plus de blouson,
fini le portefeuille, envolé le passeport.
Et mon retour lundi méchamment compromis
.

Par Francois-Bhavsar
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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 14:54








Gros trekking dans la montagne avec Axel.
Le beau temps revient.



Rencontre avec Iphraïm, le comanchero qui vit dans la maison la plus haute de la Finca.



Puis les mecs qui bossent sur la dérivation de l'eau.
Ils nous offre le ...?, enfin une infusion.



Bain glacée - 10° quand même - dans la lagune aux truites.




Ensuite je pars peindre là-haut, justement, chez Iphraïm-le-comancheros.
Vue sublime sur la cordillère, avec les chevaux du vieux cavalier  en 1° plan:


Un 1° admirateur puis un 2°.



La cordillère  gouache  70X100  En cours


Je remonte là-haut l'aprés-midi, mais la lumière a trop changé.



Je redescend et observe les truites dans leur bassin .
Les truites  gouache  50X65


Bon, c'est pas que je m'emmerde mais j'ai des trucs à faire.
Salutos el amigos.

Par Francois-Bhavsar
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